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Pratique

Coccinelle, la grande Coccinelle, notre Sainte Patronne des Transgenres et Transexuel/le/s a rejoint son co-Saint Patron Saint Jean D'Arc au Paradis des Saintes Paillettes. Cette femme au courage inouï et à la beauté fatale a su vivre une vie généreuse et porter haut et fort la fierté Trans. 
Merci pour tout, merci pour toi.
 
PARIS (AFP) - Première transsexuelle médiatisée, Coccinelle, chanteuse, comédienne et meneuse de revue, morte lundi soir à Marseille à l'âge de 75 ans, était, depuis son opération en 1958, pionnière et icône de la cause transgenre.

Elle était hospitalisée depuis fin juillet à la Timone à la suite d'un accident vasculaire cérébral. Ses funérailles seront célébrées "dans la plus stricte intimité" samedi à Marseille, a indiqué l'un de ses proches.

Née en août 1931, elle vivait à Marseille depuis une quinzaine d'années. Elle avait fondé l'association "Devenir Femme" (afin de venir en aide aux personnes désirant changer de sexe) et participé à la naissance du Centre d'Aide, de Recherche et d'Information sur la Transsexualité et l'Identité de Genre.

Selon la loi française qui reconnaît les transsexuels opérés --grâce à son propre combat d'ailleurs-- son état civil avait été modifié après son opération. Devenue Jacqueline-Charlotte Dufresnoy, elle était considérée officiellement comme "née femme".

Chanteuse et meneuse de revue, connue à l'étranger, Coccinelle avait débuté en 1953 "Chez Madame Arthur", célèbre cabaret parisien de transformistes, avec une chanson de Danièle Darrieux tirée du film "Premier rendez-vous".

Son dernier album, sorti en 2005, contenait des reprises de chansons de ses revues de l'Alcazar ou du Carrousel de Paris, dans les années 60 où elle connaît une fulgurante notoriété mais se dit blessée "d'être considérée comme un phénomène de foire".

En 1963, Bruno Coquatrix la sacre star en faisant d'elle la meneuse de revue de "Cherchez la femme". Coccinelle fera une tournée dans plusieurs pays européens dont l'Allemagne et aussi en Amérique du Sud.

En 1990, Coccinelle est une dernière fois à l'affiche à Paris, à l'occasion d'un spectacle monté par Pascal Sevran au Casino de Paris.

Elle a raconté comment, un jour de Carnaval, se déguisant avec une robe rouge à pois noirs, lui était venu le surnom de "Coccinelle".

"Je ne me sentais pas transsexuelle, mais en transit de sexe", disait-elle.

"C'est par hasard en tournée en 58, que j'ai su qu'un gynécologue pratiquait au Maroc une intervention chirurgicale qui faisait d'un homme une femme. Je me rendis donc à Casablanca pour rencontrer le docteur qui allait rectifier cette erreur de la nature dont j'étais victime. Enfin, j'allais être une vraie femme, en parfaite harmonie, intérieur et extérieur! Après l'opération, il m'a dit +bonjour Mademoiselle !+ J'étais rassurée", a-t-elle raconté.

"Lorsque les journalistes l'ont su, j'étais à la une de tous les magazines, ce qui fit la fortune du chirurgien. Et me propulsa superstar! J'étais la première à avoir changé de sexe en France. Incroyable! Mais vrai", ajoutait celle qui s'est mariée trois fois, après la modification de son état civil.

En 1960, elle épouse un journaliste sportif. Le premier mariage d'une transsexuelle attire les médias du monde entier. Divorcée deux ans après, elle se remarie en 1963. Elle contracte une troisième union en 1996, à Marseille, avec Thierry Wilson.

Jacqueline-Charlotte Dufresnoy a signé en 1987 son autobiographie "Coccinelle par Coccinelle" (Daniel Filipachi).

Jean Amadou, l'un de ses plus fidèles amis, lui a rendu récemment hommage: "peu de gens peuvent se targuer d'avoir autant qu'elle forgé leur destin, puisqu'elle a infléchi la décision de la nature, à une époque où les tabous, les sacro-saintes rigueurs morales n'étaient pas battues en brèche comme elles le sont aujourd'hui".
 
http://www.coccinelleshow.com/ 
 

11.10.06 16:06


Protégez-vous, toujours...

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25.5.06 15:32


Source : http://www.tetu.com/


Languedoc-Roussillon: Les subventions aux gays et lesbiennes «nuisibles», selon le FN

Alain Jamet, élu Front national du Conseil régional de Languedoc-Roussillon, a qualifié les subventions aux associations gays et lesbiennnes de «nuisibles», lors d'une émission sur France 3 Sud, samedi 29 avril. Au cours de l'émission «C'est politique», le secrétaire du FN de l'Hérault et membre du bureau politique du Front national a ainsi évoqué «un tiers des subventions [allouées par la Région] qui sont nuisibles, un tiers qui sont inutiles et un tiers qui sont excessives». Relancé par le journaliste sur le terme «nuisible», il a précisé: «Quand on subventionne telle ou telle association gay et lesbienne, telle ou telle association caritative qui dépend d'un parti politique, comme le Secours populaire...» Interrogé par Têtu, Alain Jamet ne retire pas l'appellation de «nuisible» pour les assos LGBT ou le Secours populaire, ajoutant même: «J'aurais aussi bien pu citer le planning familial, toutes ces subventions que le contribuable n'a pas à payer.» Pour Hussein Bourgi, président du Collectif contre l'homophobie à Montpellier et membre du Parti socialiste de l'Hérault, le terme est «représentatif de l'idéologie haineuse, abjecte et homophobe du FN. Je comprends mieux l'ostracisme contre les assos LGBT de la part du Conseil régional présidé pendant 18 ans par Jacques Blanc, à la tête d'une alliance entre la droite et l'extrême droite d'Alain Jamet, estime-t-il. Le combat contre le FN et ses idées nauséabondes reste plus que jamais d'actualité.»

par Paul Parant

Plus que jamais, la vigilance et la lutte contre le Front National et son "programme" restent d'actualité.

4.5.06 14:43


Rapport Onusida 2005

RAPPORT ONUSIDA 2005 : l'épidémie continue sa progression

40,3 millions
de personnes porteuses du VIH, 4,9 millions de personnes infectées durant
l'année 2005, 3,1 millions de personnes décédées… le
bilan annuel sur
l'évolution de l'épidémie mondiale de sida présente
des chiffres encore
jamais atteints.

Des chiffres records
Le bilan dressé par le
programme commun des Nations Unies sur le VIH/SIDA (Onusida) pour l'année
2005 est accablant.
Le rapport publié fin novembre révèle en effet que « le
nombre de
personnes vivant avec le VIH dans le monde a atteint son niveau le
plus
élevé jamais enregistré » : 40,3 millions de personnes contre 37,5

millions en 2003. Parmi elles, plus de dix millions ont entre 15 et 24

ans.

Malgré de nombreuses campagnes de prévention réalisées depuis

l'apparition du virus en 1981, près de cinq millions de personnes ont

encore été infectées durant l'année 2005, « le nombre le plus élevé (en

un an) depuis le début de l'épidémie » a relevé Peter Piot, le
directeur
exécutif de l'Onusida. Chaque jour, près de 14 000 personnes,
dont 2 000
enfants de moins de 15 ans, sont ainsi infectées.

Plus de 3 millions de
personnes ont également succombé à la maladie
durant l'année. Avec 25
millions de personnes décédées depuis 1981, il
s'agit selon le rapport de «
l'une des épidémies les plus dévastatrices
de l'histoire ».

Améliorer la prévention et l’accès au traitement
« Dans plusieurs pays,
note Peter Piot, le taux d'infection par le VIH
a récemment baissé. C'est
encourageant car ces pays se trouvent dans
les régions les plus touchées,
l'Afrique sub-saharienne et les
Caraïbes. Mais la réalité est que l'épidémie
de sida continue à
surpasser les efforts déployés pour la contenir aux
niveaux mondial et
national. Il est clair qu'un accroissement rapide de
l'étendue et de la
portée des programmes de prévention est requis de toute
urgence. »

À l'échelle mondiale, moins d'une personne sur cinq exposées
au risque
de s'infecter accède à des services de prévention de base. Parmi
les
personnes séropositives, une sur dix seulement a fait un test et sait

si elle est infectée. L'accès aux traitements du VIH s'est certes

amélioré : plus d'un million de personnes dont la survie en dépend, en

bénéficient désormais dans les pays à faible et moyen revenus (contre

environ 700 000 fin décembre 2004 et 970 000 fin juin 2005 sur 6,5

millions de malades).

Pourtant, « la majorité en sont exclus avec, au
mieux, une personne sur
dix en Afrique et une sur sept en Asie » relève
Michel Sidibé,
directeur du département d'appui aux pays et régions de
l'Onusida. Une
injustice sociale qui selon lui « ne se limite pas au
problème Nord-Sud
car on la retrouve de plus en plus parmi les
laissés-pour-compte des
pays aisés ».

"Les augmentations les plus
marquées sont survenues en Europe
orientale, en Asie centrale et en Asie de
l'Est, mais l'Afrique
subsaharienne est toujours la région la plus touchée
de la planète avec
64% des nouvelles infections (plus de trois millions de
personnes).

Crédits : Onusida 2005"

Le rapport estime néanmoins que
250 000 à 350 000 décès ont été évités
cette année grâce à l'élargissement
de l'accès au traitement. Fin juin,
l'OMS et l'Onusida jugeaient « peu
probable » d'atteindre l'objectif
(fixé fin de 2003) de traiter 3 millions
de malades des pays pauvres
d'ici fin 2005.

Olivier Boulanger (avec
AFP)

Source : Act
Up News
Merci à Thomas de m'avoir transmis ceci.
4.1.06 19:25


Sida : de bien mauvaises nouvelles

Recrudescence de la transmission du virus du HIV en France,


"inquiétude" des autorités




Source : Le Monde | 26.11.05








































Le ministre de la santé, Xavier Bertrand, s'est dit "inquiet"
samedi de la recrudescence de la transmission du virus HIV en France,
où 7 000 personnes ont découvert leur séropositivité en 2004 et 1 500
ont développé un sida avéré.

"Je suis inquiet. Inquiet de
la recrudescence de la transmission, inquiet devant la diminution ou
parfois même de l'absence de comportements de prévention"
, a déclaré M. Bertrand lors des Etats généraux d'élus locaux Contre le Sida, organisés à Paris.



On
estime à 7 000 le nombre de personnes ayant découvert leur
séropositivité VIH en 2004, dont environ un quart a été contaminé dans
les six mois précédant leur diagnostic, selon les dernières données de
l'Institut de veille sanitaire (InVS), publiées samedi.

En 2004,
1 500 personnes ont développé un sida avéré, selon l'institut. En
France, 150 000 personnes vivent avec le VIH. Le sida y tue plus d'une
personne par jour.

Or, "une personne sur deux développant la maladie n'était pas au courant de sa séropositivité", a souligné le ministre, relevant que la proportion de rapports sexuels non protégés avait doublé en 10 ans.

"Les
personnes de nationalité française, contaminées par des rapports
hétérosexuels, représentent une proportion non négligeable des
découvertes de séropositivité en 2004 (17%)"
, souligne l'InVS.

AFRIQUE SUBSAHARIENNE

Mais "une découverte de séropositivité sur trois (32%) concerne une personne d'Afrique subsaharienne" et même "une découverte sur deux en Ile-de-France".
Le nombre de cas de sida a augmenté de 44% entre 1998 et 2004 parmi les
Africains, alors qu'il diminuait de 52% chez les Français.

Les
femmes représentent les deux-tiers des découvertes de séropositivité
chez les personnes d'Afrique subsaharienne en 2004. 21% des Africaines
dépistées positives en France le sont à l'occasion d'une grossesse.

Par
ailleurs, la surveillance des types de VIH circulant en France laisse
penser qu'une partie des Africains contaminés l'ont été après leur
arrivée sur le territoire.

Il existe également des disparités
géographiques, l'Ile-de-France et les départements français d'Amérique
(Guyane, Martinique, Guadeloupe) se trouvant nettement plus touchés.

Les
homosexuels masculins représentent une découverte de séropositivité sur
quatre en 2004, plus qu'en 2003 (24% contre 19% au 1er semestre 2003),
dont la moitié sont des contaminations survenues dans les six derniers
mois. Cette augmentation est particulièrement importante à Paris,
relève l'InVS.

Phénomène "inquiétant", non seulement les
homosexuels sont plus nombreux à prendre des risques, mais la prise de
risque est plus fréquente chez les homosexuels séropositifs (56% contre
28% pour les homosexuels séronégatifs).

Une enquête auprès de la
presse gay réalisée en 2004 montre aussi un doublement de la
fréquentation des sites de rencontres sur le net, au détriment des
lieux traditionnels entre 2000 et 2004, avec une "prise de risque plus importantes chez les internautes".

Ainsi, note l'InVS, "comparativement
aux 33% des lecteurs de la presse gay qui déclarent avoir eu au moins
une pénétration anale non protégée dans les douze derniers mois, ce
sont 44% des internautes qui ont eu le même type de pratiques"
.


26.11.05 23:46


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